Dans le cadre de mes vacances éternelles, me voilà partie à la découvert de mon pays d’accueil… Après le Nord, le Sud… Et ce pendant cinq semaines… J’ai donc visité un très grande partie de la
Patagonie andine Argentine. Début du voyage à Bariloche : montée jusqu’au parque lanin (vers Junin de los Andes) puis redescente par étapes jusqu’à Ushuaia. D’Ushuaia, je suis passée à Puerto
Natales au Chili et au Parque Torres del Paine, avant de retraverser de nouveau dans mon pays, au niveau d’El Calafate.
Bilan du voyage :
- 115 horas de colectivo (heures de bus)… Et ce n’est que l’aller, parce que le retour, j’avoue, je l’ai fait en avion… (honte)
- 14 noches en carpa (tente), 16 noches en hosteles y 4… En colectivos !! (bus)
- Des lacs, des volcans, des montagnes, des glaciers
- Des rios, la mer - 6 grosses randos (entre 6 et 8 heures de marche), 4 bonnes balades (ohoo seulement entre 3 et 5 heures de marche, rien du tout), un trek de 2 jours (dont une journée avec
mochilas=sac à dos de 15 kilos) et un trek de 4 jours (la moitié du trek avec mochilas)
- Un mini-trekkings sur glacier et de la cascade de glace
- Un cabalgata (cheval) - Des pingouins, des dauphins, des guanacos, des autruches, des rapaces, des flamands roses, des oiseaux et canards de fou, une mygale, des lézards,… …
Un voyage absolument exceptionnel, dans des paysages merveilleux et de belles rencontres…
Le bonheur à l’état pur Et beaucoup d’apprentissage Des découvertes…
Du rêve, de la magie Un sentiment unique de liberté, de bonheur simple Une expérience unique…
Et tellement riche
Un véritable rêve éveillé
Déroulement du voyage :
Pour les plus motivés dans la lecture, ou plutôt les intéressés pour un voyage futur, ce qui suit est le détail de mon voyage… Avis aux intéressés : je me lance dans le tourisme et j’ouvre mon
agence d’ici peu. Mes premiers clients sont fraichement désignés. Papa, Serge, Denis, Roger et compagnie : préparez vos mochilas et vos gambettes !!
- Cycle 1 : le cycle des lacs, de la voiture et du voyage à 4 Partis de Buenos Aires pour Bariloche avec Cécile, Lucile et William Arrivée à
Bariloche : petit village très touristique, au bord d’un lac… Semblable aux Alpes françaises. La ville n’a aucun intérêt : très touristique et très chère. Nous avons cependant fait une très jolies
rando aux alentours, le Cerro Lopez, avec deux argentins rencontrés sur place. Puis, nous avons loué une voiture pour faire la fameuse « ruta de los 7 lagos » (petite blague du routard : « qui
comme les trois mousquetaires étaient trois, sont en fait au nombre de 8 » ouark ouark ouark). Destination privilégiée des jeunes argentins. 100 km de piste dans un paysages de lacs et de petits
reliefs. Très beau, y a pas à dire. Bon, ça vaut pas Barcelo (excès de chauvinisme ??? hum. Non. Verdad jaja). Rando dans le Bosqeu de Arrayanes censés ressembler au paysages de Bambi : hé ben,
arnaque argentine. On se tape 24 bornes dans la journée, pour 3 arbres pelés. MAL AUX PIEDS. BIT^^^^^Bambi !! Nuit dans des campings idylliques sur la route, viande cuite sur des toasters et
mangées avec nos mains sales… les vacances quoi ! Suite toujours en voiture et plus au Nord. Parque Lanin : un paradis terrestre. Territoire mapuche, les communautés louent des emplacements de
tente pour un euro au milieu de la nature. Bon, à savoir, il faut environ 5heures pour faire des courses. Mais ça peut être l’occasion de rencontrer un mapuche qui nous emmène en barque et à
travers champs poru acheter du pan caseros (pain maison) en nous racontant les croyances et coutumes de son peuple et en nous faisant manger des baies. Pour qu’on revienne. Dans le parc, il y a
aussi un volcan. On peut accéder à sa base en quelques heures, ce qu’on a fait avec Cécile : magnifique. Puis, retour à Bariloche. Nuit en auberge. Douche (oh, ca ne faisait que 4 jours) Puis
Lucile et Will nous quittent et rentrent à Bs As… Second cycle, avec Cécile.
- Cycle 2 : Moulin et communauté Direction El Bolson : village hippie où on est censé retrouver Johana et compagnie qui vendent leurs habits sur le
marché. Problème : j’ai perdu mon portable à Bariloche. Eux n’en ont pas de toutes façons. Et sur place, on est mal renseignées sur les horaires de la feria. On arrive trop tard. Et quand elle y
est de nouveau deux jours plus tard, on ne trouve pas Joha. Enfin, ce petit but nous a permis de passer 5 jours de pur bonheur et de vacances… Dans un camping quelque peu cliché (ohohoo si peu) de
hippies, gauchistes et communautés… Mais tellement BUENA ONDA. Un endroit où les gens sont réellement sympas, ouverts, communicatifs. Tout se partage, tout se vit ensemble. Le camping se trouve au
bord d’un rio, il y a une grande cuisine commune et de grandes tables où on se retrouve pour jouer aux échecs, manger et boire des bières. Une ambiance exceptionnelle et des gens incroyables. On y
reste donc 5 jours, avec trois mecs que nous avons rencontré sur place, des portenos (habitants de Buenos Aires) de notre âge, en voyage. Moulin oblige. Ce cycle se résume à des grasses mat’, du
moulin, de la glande, des jeux d’échecs, des soirées, des rencontres et une belle rando dans la montagne… Puis, malheureusement, ce cycle doit se terminer… Pour tout autre chose. La transition est
relativement difficile : 30 heures de colectivo, deux nuits dans ce bus et une pause de 6 heures dans une ville absolument horrible. Rien à voir, rien à faire, gens fous. La ville est Perito Moreno
(aller, encore un référence routard : à ne pas confondre avec le glacier et le parc du même nom !!!). On y mange une pizza avec un yankee du bus. Le trajet est interminable…
- Cycle 3 : Randos et glacier … Mais on comprend pourquoi ! Choc climatique et d’ambiance. Le type de tourisme change : gens plus riches, plus
sportifs et plus étrangers. On passe de l’espagnol à l’anglais et aux français ; les gens sont beaucoup plus froids ; tout comme le climat. Finis les shorts et les t.shirt, le mode Gore
Tex-gants-bonnet-salomons est déclaré pour le reste du voyage. C’est à partir de ce moment là qu’on ne se change plus : même pantalon, mêmes chaussures, mêmes vestes, mêmes polaires. Chaque jour,
chaque nuit. Le mode de vie change aussi. On deja la carpa de playa para los hosteles : plus cher, plus confort mais moins drôle. Si l’ambiance et le mode de vie du Bolson nous manque, les paysages
sont par contre exceptionnels. Montagnes, pics enneigés, glaciers. Nous sommes a El chalten, la capitale nationale du trekking. La ville est récente, crée en 1985, tout en prefabriqué kitsh, on se
croirait dans un quartier de poupées. Mais les alentours sont tout simplement incroyables Premiere rando : la laguna de los tres, qui nous emmène à la base du mythique Fitz Roy. C’est tout
simplement magique. Et on comprend l’expression « un vent à décorner les bœufs » ; on arrive en haut en s’accrochant aux pierres pour ne pas tomber… Mais la vue est superbe. Autre rando mythique :
laguna Torre. A l’arrivée, un lac, un glacier et une montagne se dévoilant peu à peu. Je me paye aussi une excursion sur un glacier avec mini-trekking avec crampons et cascade de glace dans un
champs de glace à perte de vue. Exceptionnel. Le cycle se termine à El Calafate, destination très touristique d’Argentine. Facile d’accès en avion ; les touristes viennent y voir le Perito Moreno,
le glacier cette fois. Un glacier impressionnant, la verdad !!
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Cycle 4 : « le cycle de l’eau » o sea le bout du monde Fin de cycle donc et direction LE BOUT DU MONDE !! départ à trois heures du mat’ de El
calafate en bus. Changement de bus a 7h du mat’ à Rio Gallegos. Premier passage de frontière vers 9h, sortie d’Argentine. On nous réveille bruyamment, on sort dans le froid, la tête dans le c^l,
capte rien. Que onda loco ??? on se tape deux heures d’attente dans le froid pour un pauvre tampon. Puis, on a le droit de retourner dormir… Pas pour longtemps, on nous geule de nouveau de remplir
des papiers pour rentrer au Chili. Ahhhhhhhh. Nous y voilà. Chili. On prend un bateau, avec des dauphins qui nous accompagnent. Re dodo. Un peu. Re réveil brutal. Re douane. Pour re rentrer en
Argentine. Vive l’union européenne et l’espace shengen !!! aaaaaaaaaaaarrrrgh. Re bus. Interminable. Il pleut. On arrive enfin à Ushuaia a minuit passés… Paysage encore différents. La mer et des
montagnes enneigées derrière. Canon. Bon, Uhsuaia, deux options : ou on a plein de sous et on fait toutes les excursions pour voir le canal beagle, le phare, les pingouins et autres lions de mer
ou… On marche ! on prend donc la deuxième solution, après une ptite visite au musée de la prison quand même !! puis nous voilà parties avec nos 15 kilos sur le dos, une tente louée (jurée craché
qu’elle est étanche), de la nourriture pour trois jours et des vêtements TRES chauds et ETANCHES ! nous voilà donc partis au Parque nacional Tierra di Fuego. Le premier jour, on fait le sendero de
la costa, qui, comme son nom l’indique longe la côte. On marche trois ou quatre heures avec nos gros sacs, c’est super beau. On arrive dans un camping gratuit idyllique au brod d’un rio. Première
nuit plutôt pas mal. Le lendemain, nous voilà parties en rando à la conquête du Cerro Guanaco, une rando d’environ 7h. Difficile en raison des conditions : boue jusqu’aux genoux, oubli de
nourriture, grêle et pluie sur la fin. Mais ce n’est rien comparé à la nuit qui nous attend… Pluie et nous confirmons, la tente n’a rien d’étanche ! nuit dans une carpa-pileta (tente piscine). Hum.
Comment dire ? le cycle de l’eau porte bien son nom. Retour a l’auberge le lendemain en mode beaucoup plus calme. Glande, excursion pingouins et resto « tenedor libre » (buffet à volonté) au
programme…. Puis fin de cycle. Once again. Et Cécile me quitte. Avion de regreso a Bs As. Miaoooouuuuuuuuuu. La fin d’un gros cycle. -
-Cycle 5 : Trekking chileno, cachai ?? Me voilà donc sur la route du Chili en compagnie de David, rebaptisé Jacky, un gallego rencontré à
Ushuaia. Encore quelques heures de bus (seulement une petite vingtaine, rien donc), quelques douanes, quelques fruits passés clandestinement au Chili (comment ???)… Puis je retrouve Rebecca dans un
hospedaje familial. Dès le lendemain, nous voilà lancés tous les trois dans un des treks les plus connus du Chili, voire d’amérique latine et du monde : la doble v (W) du Torres del Paine. Un
trekking de 4-5jours dans des paysages superbes. On part donc avec nos carpas, bolsas de dormir, comida para 5 dias, abrigos et autres affaires… Environ 15 kilos chacun sur le dos. Premier jour de
trek plutôt cool : bus, bateau, sandwich de midi et première rando l’aprem (avec seulement les bébé mochilas, c'est-à-dire nos petits sacs à dos). Environ 7h de marche aller/retour, arrivée au
Glacier Grey. Superbe. Soirée au camping, avec fuite de notre camping gaz et pates à la soupe de tomate. Deuxième jour un peu plus jodido : apres un poridge d’avena au leche en polvo, on part avec
nos papa mochilas (les gros sacs) pour environ 2H30 de marche. Puis, on monte notre tente et on part avec nos bébés mochilas faire la rando du Valle Francés : environ 5h de marche aller/retour :
une des plus belles rando que j’ai faite (avec les deux mythique du Chalten) : d’un côté un lac immense avec des îlots. L’eau est turquoise, impression de caraïbes. D’un autre côté ; un glacier
enneigé. On voit et entend les avalanches. Impressionnant. Et enfin, une montagne bicolore parecida a un « helado de dulce de leche » (une glace de confiture de lait, ou de café/vanille). Tout
simplement magique. Troisième jour : muy jodido. Super chaud patate de la b^^^^. 7H30 de marche avec les papas mochilas. Des paysages toujours magnifiques. Mais on perd une épaule, un dos, deux
reins, deux genoux. Ahhh heureusement que des super pâtes collantes au jambon nous attendent… Quatrième jour : Dernier effort. Levés à 4h du mat’. Deux heures de marches en montée sèche, sous les
étoiles. On arrive aux fameuses Torres. Il fait encore nuit et on peut observer le lever de soleil se reflétant sur ces montagnes merveilleuses. Exceptionnel. Puis redescente jusqu’au camping, on
désarme la carpa et encore 2h de route avec les grosses mochilas pour redescendre. Fin du trek. Réalisé en trois jours et demi. Une chance incroyable avec le temps : pas un nuage, du soleil et des
étoiles. Très très rare dans cette région plutôt sujette aux tempêtes, pluies, neiges et surtout vent…. Un trek inoubliable, deux randos particulièrement merveilleuses et une expérience unique ! Ce
même jour, on se fait un bon resto chilien avec du POISSON (chose inexistante dans ce pays de mangeur de viande qu’est l’Argentine) et du pisco sour (boisson chilienne), ya po ya po cachai.
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Cycle 6 : cafés, cafés et cafés Dernier cycle donc. Retour en Argentine. Bus et douane. Arrivée a Calafate. En mode REPOS. Le cycle se
caractérise par : lecture (je termine mon Isabel Allende), restos et bars. Parrilla libre avec David pour sa despedida. Puis journée BARS avec Rebecca : un premier café. Passage a l’auberge. Salade
dans le meme bar. Mini balade sur la laguna et sieste sur une plage du lac. Puis 7h dans un bar en mode moulin, passant du chocolat chaud à la bière à la pizza et au baileys. Puis, pour notre
dernier jour, cabalgata en patagonia : deux heures de cheval dans un super paysages avec des gars sympas qui nous font galoper (youhouuuu) et excellente parrilla de récompense pour cet effort
(extrême, vous n’en doutez pas). Fin du cycle en avion : survol de glaciers et des lacs de bariloche. Retour à la réalité de Buenos Aires. Il fait environ 40 degrés et c’est la tempête : vent,
pluie. MUY BUENO ! la concha de la lora, la puta que te parrio.