Partager l'article ! Reprise du blog- Buenos Aires!: Je décide aujourd’hui de recommencer à écrire un blog. Les raisons sont diverses. Parfois le temp ...
Je décide aujourd’hui de recommencer à écrire un blog. Les raisons sont diverses. Parfois le temps manque pour écrire un mail ou envoyer des photos à tout le monde. RAISON BASIQUE. Parce que Luce m’a donné envie d’écrire. RAISON INFLUENCE. Ensuite parce que je ressens le besoin d’écrire, de partager. RAISON THERAPIE.
Ma situation a changé depuis mes premiers pas de bloggeuse. L’an dernier, je partais à l’aventure, en échange universitaire et stage à l’autre bout du monde. La découverte. Aujourd’hui c’est différent. Le pays je le connais, la langue je la parle, je connais le fonctionnement des gens, des lieux, des choses. Moins funky donc. Je suis aussi dans une période de transition (j’ai prévenu, le blog servira aussi de thérapie !).
Oui, cela fait plus de 20 ans que je vais à l’école tous les matins sauf les weekend et que j’ai des grandes vacances d’été en aout/septembre. Maintenant, l’été je le rate tout le temps, je me retrouve coincée dans les hivers de chaque continent… Et je ne me lève plus pour aller à l’école mais pour aller travailler. Et puis en septembre, je suis « diplômée », le truc trop classe, qu’on attend depuis des années. Sauf que maintenant on joue dans la cours des grands. Finies les longues vacances d’été et les possibilités de rater un cours si vraiment on peut pas se lever un matin après une soirée un peu trop arrosée. Bon ça, y a toujours un moyen subtil de continuer de le faire. Mais le pire est cette question que tout le monde te pose. Cette question qui te hante la nuit, cette question dont chacun juge la réponse, la commente. La fameuse… « Et que vas tu faire après ? ». J’ai essayé d’esquiver, de donner les réponses qu’on attend tout en restant vague (« chercher du travail ») ou encore de dire la vérité. Mais généralement la vérité (étant « essayer de vivre heureuse et de saisir les opportunités ») est sujette à de très (trop) nombreux commentaires.
Bref, j’écris beaucoup pour dire peu. Ce blog n’est donc pas celui d’une voyageuse partant à l’autre bout du monde mais d’une future diplômée entrant dans la vie active avec ses doutes, ses appréhensions et ses choix. Le choix actuel est donc de vivre un certains temps en Argentine. Pas un choix facile, je précise pour ceux qui penserait « génial, trop de la chance », pas un choix irréfléchi pour ceux qui penseraient « mais quand elle va revenir en France elle aura rien, et elle va rien gagner, et bli bla blou bleuh ». Un choix.
Ce blog permettra de donner une visibilité à ce que je fais, par l’écrit et l’image et de rester en contact avec toutes les personnes que j’aime et que j’ai laissé en France. Des personnes à qui je pense au quotidien et que je mettrais bien dans ma valise ; mais malheureusement, avec un poids max de 23 kg, c’est pas facile….
Cela fait maintenant trois mois que je suis à Buenos Aires. Dans quelques jours je serai illégale sur le territoire. Mais heureusement l’Argentine est plus humaine que la France sur ce point et je ne serais jamais renvoyée dans un charter…
Avant Buenos Aires, nous sommes allés en Bolivie avec Ramiro pour faire un documentaire sur les enfants des rue… Un voyage qu’il serait bien trop long de raconter ici, une belle expérience…
Puis depuis trois mois, le stage (… de la compta, qui l’eut cru ??? Flora se met à faire des bilans !!! je précise, c’est très chiant) mais je suis quand même contente d’apprendre la compta et le travail du cabinet de conseil où je travaille est très intéressant. Tous les clients viennent du « troisième secteur » (PES EN FORCE !!!) et l’ambiance de travail est plutôt tranquille. J’ai quand même fait une séance de méditation guidée avec le comptable un vendredi matin. Normal. Et puis je suis sur le site web de la structure où je bosse dans « nuestro staff » et ça, c’est la classe internationale (bon ok la classe a Buenos aires dans le secteur associatif qui va sur le site web…) bref, je met quand même le lien… http://www.asociactivaweb.com.ar/
Puis, le point très positif de mon travail est qu’il me permet de continuer de participer à différents projets de VSF : Je continue d’aller à la Villa de Soldati (un quartier très défavorisé de la ville), et on est en train de donner une nouvelle couleur à l’atelier qu’on fait, on introduit une dimension « théâtre » et je pense que ça va être assez génial. Je continue aussi le projet de « revue » qu’on écrit avec des ados venant de plusieurs quartiers… Plus je vais là bas, plus je me dis que c’est difficile mais plus je me dis aussi que j’adore ça. Je suis donc en train de trouver ma voie dans l’éducation populaire/le secteur social que j’aimerais lier à ma passion argentine pour le théâtre (je fais actuellement du théâtre et du clown et j’adore). Je m’inscris donc l’année prochaine en master 1 à distance « sciences de l’éducation » (s’ils m’acceptent) et je pense sérieusement à commencer à étudier le « profesorado de teatro » pour être prof de théâtre, mais ça, c’est encore qu’un idée (svp sans commentaires moralisateurs)
Depuis un mois et demi, je vis dans une maison avec Ramiro et Rebecca ; puis Luce jusqu’à aujourd’hui. Trouver cette maison a été un long et pénible cheminement mais après un mois de visites acharnées, de stress et de medialunas chez les parents de Ramiro, nous avons ENFIN trouvé LA casa. Elle est juste parfaite, si on enlève le fait que la chasse d’eau ne marche pas, qu’il y a de l’eau chaude une fois sur deux et qu’on a une fuite toutes les semaines… Elle est construite autour d’un petit patio à toit ouvrant. Autour du patio, un grand salon (avec un magnifique feu à faux bois fonctionnant au gaz… un brin kitsh), la chambre de Rebecca (en mode mur/grotte ; le crépis laisse à désirer), la salle de bain (no comment) et une immense cuisine avec un sol parfait où on voit pas quand c’est sale. Le frigo a par contre été relégué dans le patio car il ne rentrait pas par la porte. Et puis en haut ; le must du must : la terrasse avec Parrilla (barbec) et nouvellement des plantes, des fleurs et un citronnier (qui meurent de froid, les pauvres). Et puis notre chambre, avec une petite dépendance et un toilette/lavabo. Peu de meuble mais on a bien sur mis un ganesh au mur et un buddha en bois (par terre vu le manque de meubles). quelques photos:
Le patio
Le salon
La cuisine
La terrasse avec le chien en garde alternée
Les toits
Le quartier, c’est comme un petit village. Pas mal de vieux, tout tranquille, mais avec des commerces de tout partout : les fameux « chino » (petits supermarchés tenus par la communauté asiatique), les kiosco (empire des sucreries, cigarrettes et autres « boludeces »), les carnicerias/verdulerias, etc. Puis nous avons les grossistes du cuir et de l’entreprise de la chaussure. On peut donc acheter des talons rouge sans la chaussure ou des bouts de cuir pour tapisser les murs. Etrange mais plutôt cool. Le centre du quartier est assez dynamique au niveau bar, théâtre, culture, resto. Juste parfait.
Après une période difficile de rechercher d’appart/squat chez beaux parents/sentiment de solitude ; je me retrouve donc dans une belle petite maison, située dans un quartier fort sympathique et je recommence à découvrir la ville. Buenos Aires vaut la peine d’y rester, de la connaître, de la découvrir. C’est une ville qu’on adore et qu’on hait. On la hait quand on doit prendre le bus une heure tous les matins, quand le métro fait un bruit à casser les thympans, mais on l’adore quand on se retrouve dans un petit théâtre alternatif à boire une bière devant un spectacle époustouflant mélangeant théâtre, clown, cirque en tout genre (trapèze, tela, jonglage, acrobaties), musique en live, etc… tout cela pour la modique somme de 25 pesos (change à un euro 6 peso) un vendredi soir à minuit… Qu’on adore parce que la culture et l’art viennent du peuple, sont accessibles. Parce qu’il n’y a pas d’âge pour étudier, pas d’âge pour commencer une nouvelle activité. L’âge est à l’envie.
Je m’emballe un peu et l’article que je viens d’écrire est long et peu organisé mais c’est l’état de mon esprit aujourd’hui… Je vais donc conclure ici mes propos…
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ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii veux faire un pestacke de cloooooooooooown
euh et pour les milles heures se transports hum hum, je vis qd mm dans un lieu qui est pas sur les cartes touristiques, jle vis aussi..; jajaja chambre de bonne un peu mois, j'avoue qu'on a plutot de l'espace, VENEZ NOUS VOIR!!!! miss u
Heureuse de te lire, et contente de revivre un peu Buenos Aires et ton appart d'ici....
I miss you ! Et Boedo...
Vas a volver temprano wachita!! miss u too